Foire aux questions

Le ministère de l’Éducation du Manitoba a annoncé d’importants changements au système d’éducation de la province. La stratégie Une meilleure éducation, dès maintenant : donner la priorité aux élèves a été élaborée suite aux recommandations de la Commission sur l’éducation de la maternelle à la 12e année, ainsi qu’aux leçons tirées de la pandémie de COVID-19.

La stratégie Une meilleure éducation, dès maintenant vise à mettre en œuvre la vision de notre gouvernement et l’ensemble des mesures prioritaires nécessaires pour nous assurer de donner la priorité aux élèves du Manitoba. Cette vision est de s’assurer que tous les élèves du Manitoba réussissent, peu importe l’endroit où ils vivent, leurs antécédents ou leur situation personnelle.

Questions d’ordre général

Le rapport de la Commission, intitulé La réussite de nos enfants : l’avenir du Manitoba, est publié à l’adresse https://www.edu.gov.mb.ca/revueeducation/docs/document_travail.pdf

En 2019, notre gouvernement s’est engagé à examiner et à renouveler le système d’éducation de la province, notamment grâce aux travaux de la Commission sur l’éducation de la maternelle à la 12e année. La Commission a ainsi mené l’un des plus importants processus de consultation des experts et intervenants jamais entrepris à l’échelle du Manitoba, permettant d’obtenir des points de vue et des orientations cruciales pour façonner le système d’éducation moderne de demain. Entre janvier 2019 et mars 2020, 635 000 $ ont été dépensés pour soutenir les vastes travaux de consultation de Commission auprès de la population du Manitoba.

Non. Selon de nombreux éléments probants, le système d’éducation actuel ne fonctionne pas pour tout le monde. Bien que le Manitoba est l’une des provinces où les dépenses par élève sont les plus élevées, notre système d’éducation accuse un retard par rapport à d’autres provinces dans des domaines clés comme la lecture et les mathématiques. La complexité de notre système a entraîné divers degrés d’inégalités entre les élèves à l’échelle du Manitoba, y compris des différences relatives aux normes, à l’accès aux programmes et aux options d’apprentissage en fonction de l’endroit où vivent les élèves.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, le moment est d’ailleurs bien choisi pour accueillir le changement, innover et mobiliser les gens pour améliorer l’éducation au Manitoba.

Oui. Nous nous inspirons de ce que nous avons entendu et appris au cours de la dernière année pour apporter des améliorations audacieuses pour établir un système d’éducation moderne.

 

Nous passerons à un système d’éducation axé sur la salle de classe et où l’apprentissage et la réussite des élèves passent en premier. Pour ce faire, nous allons :

  • rediriger les ressources vers les salles de classe, là où la population manitobaine a exprimé que le soutien était le plus nécessaire;
  • écouter les parents et leur donner une voix dans la prise de décision au niveau des écoles locales;
  • écouter les élèves et travailler davantage avec eux pour comprendre ce dont ils ont besoin pour réussir;
  • soutenir les éducateurs grâce à un apprentissage professionnel accru leur permettant d’offrir la meilleure expérience possible à leurs élèves en classe.

Oui. Nous avons pour vision de favoriser la réussite de tous les élèves du Manitoba, peu importe l’endroit où ils vivent, leurs antécédents ou leur situation personnelle. Pour y parvenir, nous allons :

  • favoriser le rendement des élèves – les élèves du Manitoba occuperont de plus hauts rangs dans les classements nationaux et internationaux;
  • réduire les coûts administratifs et rediriger les ressources vers la salle de classe – là où on en a le plus besoin;
  • simplifier la gouvernance et rationaliser l’administration pour donner la priorité aux élèves;
  • Assurer un financement juste et durable pour réduire les disparités entre les régions.

L’objectif est de bâtir un système d’éducation provincial innovateur, adapté et unifié, qui se porte responsable des résultats des élèves, qui est centré sur l’élève, axé sur l’éducation en classe et tient compte des points de vue des parents. Nous sommes déterminés à faire du Manitoba la province dont le système d’éducation se sera le plus amélioré au Canada.

Non. Il n’y aura aucune perturbation majeure de la « vie quotidienne » en classe.

Pour les élèves :

  • Il n’y aura aucun changement immédiat dans la vie scolaire quotidienne;
  • On mettra davantage l’accent sur la santé mentale et le bien-être;
  • Une meilleure préparation sera offerte en fonction du parcours choisi (postsecondaire, écoles de métiers, emploi, entrepreneuriat).

Pour les parents :

  • Leurs enfants resteront à la même école;
  • Aucune dépense supplémentaire;
  • Les nouveaux conseils scolaires communautaires permettront aux parents de participer davantage;
  • Mieux préparer les élèves à compétitionner au sein de la communauté globale.

Pour les enseignants :

  • Les changements n’auront aucune incidence sur la dotation dans les écoles;
  • Les négociations ne se limiteront plus à une division scolaire, mais s’appliqueront à l’échelle de la province, pour permettre aux enseignants d’enseigner;
  • Les normes professionnelles permettront d’obtenir des résultats d’apprentissage de grande qualité.

Non. Il s’agit d’une réforme majeure de l’éducation qui s’étendra à toutes les branches du système. Alors que les travaux débuteront sous peu pour certaines initiatives, d’autres initiatives nécessitent une mobilisation et une planification supplémentaires et prendront du temps à mettre en œuvre. Le nouveau modèle administratif et de gouvernance sera mis en œuvre d’ici le 1er juillet 2022, et un nouveau modèle de financement assurant une répartition plus équitable des ressources entre les régions et les écoles sera mis en œuvre d’ici 2023.

Gouvernance et administration

Oui. Pour mettre en place un système provincial unifié qui éliminera les inégalités tout en répondant aux besoins locaux, nous allons :

  • bâtir un nouveau modèle de gouvernance provincial qui élimine les chevauchements et les disparités régionales. Il s’agira d’un modèle coordonné, responsable, rentable et transparent;
  • rationaliser l’administration et réaliser des économies grâce à une seule Autorité provinciale de l’éducation;
  • permettre à tous les parents de s’exprimer grâce à la création de conseils scolaires communautaires et d’un Conseil consultatif provincial sur l’éducation;
  • regrouper les 37 divisions scolaires en 15 régions (plus la DSFM).

Vous trouverez des renseignements sur le projet de loi 64 à l’adresse suivante : https://web2.gov.mb.ca/bills/42-3/pdf/b064.pdf.

La note explicative de ce document fournit un bon aperçu de son contenu global.

De plus, une présentation PowerPoint décrivant la structure de gouvernance et les autres principaux changements apportés au système est accessible à l’adresse https://manitoba.ca/asset_library/fr/proactive/2020_2021/bill-64-overview.pdf (en anglais seulement).

Non. L’Autorité provinciale de l’éducation sera une agence gouvernementale distincte, créée pour superviser l’éducation de la maternelle à la 12e année dans 15 régions de recrutement du Manitoba, et afin d’assurer un regroupement des services partagés comme l’approvisionnement, la TI et la planification de la main-d’œuvre, ce qui permettra d’économiser de l’argent qui sera réinvesti directement dans les salles de classe.

Le conseil d’administration de l’Autorité provinciale de l’éducation rendra compte au ministre et comprendra au moins deux représentants élus des parents nommés par le ministre à partir du Conseil consultatif provincial sur l’éducation.

Le Conseil consultatif provincial sur l’éducation sera mis sur pied pour fournir des avis au ministre de l’Éducation et formuler des recommandations concernant toute question liée au système d’enseignement public, notamment :

  • les besoins des élèves, des écoles et des collectivités;
  • l’efficacité des programmes pédagogiques;
  • l’atteinte des résultats d’apprentissage par les élèves.

Le Conseil consultatif provincial sur l’éducation sera formé de 16 membres, soit une personne représentant les parents de chaque région de recrutement qui sera élue parmi les dirigeants des conseils scolaires communautaires, et une ou un commissaire représentant la DSFM. Les membres du Conseil seront nommés pour un mandat de quatre ans.

Un président-directeur général sera recruté pour en assurer la direction. Les directeurs de l’éducation et leurs équipes administratives s’occuperont des questions de l’éducation de maternelle à la 12e année dans 15 régions. La composition des équipes régionales et des services partagés au sein de l’Administration n’a pas encore été déterminée. La structure complète sera conçue et déterminée au cours des prochains mois dans le cadre d’une mobilisation auprès des principaux intervenants.

Le projet de loi 64, Loi sur la modernisation de l’éducation, établit l’Autorité provinciale de l’éducation en tant que nouvelle entité gouvernementale. L’Autorité comptera un conseil de 6 à 11 membres, qui devront en majorité déjà être membres de conseils communautaires, et au moins deux parents seront choisis parmi les membres du Conseil consultatif provincial sur l’éducation.

 

Pour nommer un membre du conseil d’administration, le lieutenant-gouverneur en conseil tiendra compte de ce qui suit :

  • Le candidat possède des connaissances, des compétences et une expertise dans des domaines pertinents aux besoins du conseil;
  • Le conseil dans son ensemble représente un éventail suffisant d’expertise et d’expérience pour s’acquitter efficacement de ses responsabilités;
  • Le conseil dans son ensemble représente la diversité de la population du Manitoba ainsi que les talents, les points de vue et les idées de personnes de différents horizons ayant des expériences variées.

 

Le projet de loi 64 est actuellement à l’étude avant d’être soumis au processus législatif. Une fois adopté, le projet de loi sera mis en œuvre de façon progressive, jusqu’à sa pleine mise en œuvre qui est prévue d’ici le 1er juillet 2022. Aucun changement n’entrera en vigueur au cours de l’année scolaire 2020-2021.

Le gouvernement communiquera de plus amples renseignements sur la façon dont les personnes pourront, une fois le projet de loi adopté, présenter une demande de nomination au conseil d’administration de l’Autorité provinciale de l’éducation. Pour l’instant, les personnes intéressées sont invitées à visiter le site Organismes, conseils et commissions à l’adresse https://www.gov.mb.ca/government/abc/index.fr.html pour obtenir un aperçu du processus de candidature et de nomination utilisé au Manitoba.

Non. La Commission s’est véritablement engagée auprès de milliers de Manitobains et a fourni ses meilleurs conseils en se fondant sur ce qui a été entendu ainsi que sur les recherches et les pratiques exemplaires. La stratégie Une meilleure éducation, dès maintenant s’inspire également des leçons clés tirées de la pandémie de COVID-19, en particulier de l’importance d’opérer en tant que système provincial pour nous assurer de l’équitabilité de l’accès aux ressources et des possibilités, que nous soyons en situation de pandémie ou non.

L’unification des divisions scolaires contribue grandement à réduire certaines des inégalités qui existent à l’échelle de la province et à assurer que tous les élèves profitent des mêmes options et possibilités, peu importe leur lieu de résidence.

Les régions de recrutement (aussi appelées régions) sont des zones administratives aux fins de la prestation des programmes scolaires de la maternelle à la 12e année, partout au Manitoba. Les étudiants ont le droit de recevoir cette éducation dans la région où ils ont le statut d’élève résident. On comptera ainsi 15 nouvelles régions qui seront établies en fonction de limites géographiques afin de faciliter la gestion de l’inscription des élèves, d’organiser leur transport et d’accomplir d’autres fonctions administratives.

Chacune de ces régions sera supervisée par une directrice ou un directeur de l’éducation, nommé par le conseil d’administration de l’Autorité provinciale de l’éducation. Les directrices et directeurs de l’éducation, ainsi que leur équipe d’administration de niveau supérieur, travailleront avec les écoles et les conseils scolaires communautaires de leur région de recrutement afin d’assurer le bon fonctionnement des écoles.

Oui. Les régions sont établies par règlement par le lieutenant-gouverneur en conseil. Comme pour la modification de tout règlement, ce règlement peut être modifié au moyen du processus établi par le gouvernement.

Oui. Dès la proclamation de la Loi sur l’éducation, le 1er juillet 2022, tous les conseils scolaires actuels (sauf pour la commission scolaire francophone) seront dissous.

La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) maintiendra effectivement sa structure de gouvernance actuelle pour assurer la protection adéquate des droits linguistiques et culturels de la minorité francophone.

Le gouvernement reconnaît et respecte le fait que la langue française est une composante vitale de la communauté francophone du Manitoba et s’est engagé à respecter ses obligations en vertu de la Charte de protéger et promouvoir les droits linguistiques des minorités.

Nous adoptons une approche différente de celle des autres administrations, en harmonisant le système dans son ensemble et non par sections individuelles. Il s’agit de la plus importante transformation du système d’éducation jamais entreprise au Canada, et nous sommes convaincus que ces changements donneront lieu à un système cohérent, harmonisé et coordonné qui permettra de réaffecter les ressources aux salles de classe, là où on en a le plus besoin.

Les recommandations de fusionner les divisions scolaires portaient sur la création d’un système équitable. Cette approche va plus loin que la simple fusion, créant plutôt un tout nouveau système où nous avons séparé les rôles d’administration et de leadership en rôles distincts afin d’éliminer le double emploi, la concurrence et les disparités, créant ainsi un système moderne pour les étudiants d’aujourd’hui.

Dans le contexte actuel de la pandémie, le décret d’urgence portant sur la suspension temporaire de dispositions concernant les administrations locales, qui sera en vigueur jusqu’au 31 juillet 2021, permet au fonctionnaire électoral principal de tenir compte de la santé publique et de sécurité pour la planification de l’élection partielle d’un commissaire. Par conséquent, les divisions scolaires continuent de pouvoir repousser les élections partielles pour des raisons de santé publique et de sécurité. Outre ce décret, les divisions scolaires pourront procéder à l’élection partielle d’un commissaire.

Non. Il n’y aura aucune perturbation majeure de la vie quotidienne en classe. Aucune école ne sera fermée à la suite de l’unification des divisions scolaires existantes sous forme de régions de recrutement.

Ces changements ne visent aucunement à fermer des écoles, mais bien à fournir un système d’éducation axé sur la salle de classe pour tous les élèves. Nous nous sommes d’ailleurs engagés à construire 20 nouvelles écoles sur 10 ans et à établir un calendrier pour respecter cette promesse. Les critères de fermeture d’une école demeurent les mêmes que ceux énoncés dans l’actuelle Loi sur les écoles publiques.

Pour les employés des divisions scolaires autres que la DSFM, l’Autorité provinciale de l’éducation qui sera mise en place sera responsable de l’administration des conventions collectives en vigueur.

La simplification de la gouvernance et de l’administration permettra d’économiser au moins 40 millions de dollars qui seront réaffectés aux soutiens en classe, là où on en a le plus besoin. Ces économies découleront des changements apportés au modèle « conseils scolaires/commissaires », à la transition vers le partage des services de technologie de l’information (TI), d’approvisionnement et de planification des immobilisations, et du remaniement de 37 divisions en 15 régions. Toutes les économies découlant de ces changements iront directement aux salles de classe. Les postes de niveau scolaire ne seront pas touchés par ces changements.

Au départ, 5 000 000 $ sont prévus au budget pour appuyer les mesures prioritaires de la stratégie.

On reconnaît l’importance des écoles indépendantes et des dispositions de l’école à la maison pour offrir aux parents et aux élèves un éventail de choix en matière d’éducation. Le projet de loi 64 a officialisé et clarifié les exigences relatives aux écoles indépendantes et à l’école à la maison. Par exemple, les écoles indépendantes financées et non financées devront être inscrites en vertu de la nouvelle loi, ce qui comprend, entre autres exigences, la constitution en société en vertu de la Loi sur les corporations et la conformité aux normes locales et provinciales en matière de santé et de sécurité.

Enseignants et directeurs d’école

Les enseignants peuvent s’attendre à ce que de plus amples ressources soient consacrées aux soutiens en classe ainsi qu’à l’apprentissage et au perfectionnement professionnels. Les enseignants ont affirmé avoir besoin de ces soutiens pour répondre aux besoins de leurs élèves et pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes en classe. Nous avons élaboré un ensemble de mesures prioritaires axées sur l’excellence et le soutien des enseignants.

Oui. Cette exigence n’a pas changé par rapport à la Loi sur les écoles publiques.

Les directeurs d’école et les directeurs adjoints ne feront plus partie de l’unité de négociation des enseignants (projet de loi 64, annexe C). On instaura ainsi au sein du système d’éducation une relation employeur-employé semblable à celle de la plupart des autres secteurs, où les gestionnaires forment leur propre unité de négociation, séparément de leur personnel, ou encore ne sont pas syndiqués. Cette approche :

  • élimine les conflits d’intérêts réels ou perçus qui existent actuellement lorsque la direction et les employés font partie de la même unité de négociation;
  • habilite les directeurs d’école et les directeurs adjoints à diriger et à soutenir leurs équipes d’enseignants;
  • appuie la capacité des directeurs d’école et des directeurs adjoints d’apporter des changements pour améliorer les résultats des élèves;
  • améliore la capacité des directeurs d’école et des directeurs adjoints de fournir des évaluations du rendement améliorées et plus efficaces.

Les directeurs d’école et directeurs adjoints seront retirés de l’unité de négociation des enseignants, mais la Commission du travail devra déterminer de façon plus précise la portée de cette mesure et les personnes qui pourront continuer de faire partie de l’unité de négociation des enseignants. Les personnes qui ne sont pas visées par la portée de cette mesure pourront rechercher d’autres options en matière de représentation.

Non. Les directeurs continueront d’être embauchés dans le cadre d’un processus concurrentiel. Les directeurs de l’éducation ou leur représentant seront responsables de l’embauche pour tout futur poste de directeur d’école à l’échelle des 15 régions. Ces changements ne touchent pas les directeurs d’école qui occupent actuellement ce poste par voie de nomination.

À l’instar du système actuel, les préoccupations seront traitées selon une approche de renvoi à l’échelon supérieur. Dans le cadre du nouveau système de gouvernance, les parents continueront de faire part, en premier lieu, de toute préoccupation au directeur d’école. Si cette préoccupation n’est pas résolue, les parents pourront communiquer avec le directeur de l’éducation de leur région. Si ce n’est toujours pas résolu, ils pourront déposer une plainte auprès du conseil d’administration de l’Autorité provinciale de l’éducation. En vertu du nouveau système, les parents auront aussi la possibilité de déposer une plainte auprès de l’ombudsman du Manitoba.

Parents et conseils scolaires communautaires

Non. L’administration et le leadership du système d’éducation seront divisés en rôles distincts. Les 15 régions ainsi que la DSFM seront responsables d’offrir l’éducation de la maternelle à la 12année, de mobiliser les parents, de faire état du rendement des élèves et de combler les lacunes. L’Autorité provinciale de l’éducation sera quant à elle responsable des conventions collectives, des ressources humaines, de la technologie de l’information, de l’apprentissage à distance, de l’approvisionnement et de l’entretien.

Le nouveau modèle de gouvernance prévoit la possibilité d’une participation accrue des parents grâce à la création de conseils scolaires communautaires. Chaque école devra compter sur un tel conseil, lequel sera appuyé par un agent de participation parentale qui sera chargé de faciliter une mobilisation accrue entre les parents et les dirigeants scolaires.

Comparativement au système actuel, la nouvelle loi donne aux parents l’occasion de formuler des commentaires sur un plus vaste éventail de questions liées à l’éducation de leurs enfants. De plus, le Conseil consultatif provincial sur l’éducation offre aux parents un canal officiel de communication avec le ministre de l’Éducation. En outre, dans le cadre de la nouvelle structure, les recours relatifs aux plaintes incluront un processus relevant de l’ombudsman du Manitoba.

Avec la création de conseils scolaires communautaires dans chaque école, chaque parent d’un élève de l’école deviendra membre du conseil et pourra voter pour le dirigeant de ce conseil. Le conseil scolaire communautaire d’une école aura pour rôle de conseiller le directeur d’école au sujet des questions scolaires. Au moins une fois tous les trois mois, les représentants de chaque école d’une région rencontreront le directeur de l’éducation de cette région pour discuter des questions scolaires. Le nouveau Conseil consultatif provincial sur l’éducation sera composé d’un représentant élu de chaque conseil scolaire communautaire, dont un représentant de chaque école communautaire rurale du Manitoba.

Le rôle du conseil scolaire communautaire est de conseiller le directeur d’école sur les questions scolaires, y compris les besoins de la communauté que cette école dessert et les stratégies pour améliorer le rendement et le bien-être des élèves. Il peut également participer aux travaux ayant trait aux éléments suivants :

  • l’évaluation de l’efficacité des programmes pédagogiques de l’école;
  • l’analyse des résultats d’apprentissage des élèves et détermination des points à améliorer;
  • l’évaluation du rendement de tous les employés de l’école;
  • les projets de construction d’immobilisations sur le site de l’école, le budget annuel proposé et les dépenses mensuelles;
  • la modification des programmes et activités scolaires;
  • les priorités à court et à long terme de l’école, telles qu’elles sont énoncées dans le plan scolaire;
  • le transport des élèves;
  • l’application de suspensions et d’expulsions comme outils disciplinaires à l’école;
  • les politiques mises en œuvre à l’école;
  • les efforts pour encourager l’implication des parents à l’école.

Des consultations sont en cours pour mieux déterminer le rôle que peuvent et doivent jouer les conseils, ainsi que le rôle des parents.

À titre d’autorité compétente en matière d’embauche, les directeurs de l’éducation ou leur représentant désigné seront responsables des décisions et des processus relatifs aux ressources humaines. La Loi stipule que le conseil scolaire communautaire est chargé de conseiller le directeur d’école sur les questions scolaires, mais qu’il ne participe pas à l’embauche du directeur d’école ou d’autres employés. On pourrait toutefois demander aux parents ou au Conseil de fournir un avis relatif aux processus d’embauche.

Le gouvernement du Manitoba consultera les parents, les gardiens d’enfants, les membres de la communauté et les intervenants sur ces questions et plusieurs autres questions concernant les conseils scolaires communautaires. Nous savons à quel point les parents sont occupés et nous voulons trouver de nouvelles façons d’obtenir leur participation tout en respectant leur temps et leurs autres engagements. Nous voulons nous assurer de leur fournir tout le soutien nécessaire afin qu’ils puissent contribuer de façon significative à leur communauté scolaire locale.

Le projet de loi 64 permet effectivement à un conseil scolaire communautaire de desservir deux écoles ou plus.

Oui. Tous les parents ou gardiens des élèves d’une communauté scolaire seront membres du conseil et pourront en élire le dirigeant, lequel travaillera avec le directeur d’école sur les questions ayant une incidence sur la communauté scolaire. Un accent renouvelé sera mis sur la participation des parents et des communautés qui refléteront toute la diversité des écoles. Cet effort exigera l’adoption de nouvelles approches en matière de mobilisation de façon à cibler la diversité et l’inclusion.

La planification comprendra un examen des ressources nécessaires pour appuyer les conseils scolaires communautaires et faciliter la mobilisation significative des parents afin de répondre aux besoins de la communauté scolaire locale.

Non. La décision sur la façon de mobiliser les parents sera à la discrétion de l’école indépendante.

Cela pourrait dépendre de la taille de l’école. Normalement, toute école aura un agent de participation parentale, lequel sera nommé par le directeur d’école ou la région.

Oui. Il est entendu que les conseils scolaires communautaires auront besoin de ressources pour s’acquitter de leur rôle et que nous consulterons les parents et les gardiens, les écoles et les collectivités afin d’éclairer les décisions concernant le soutien financier requis pour ce travail.

Programmes pédagogiques et services d’aide offerts aux élèves

Le rapport de la Commission sur l’éducation de la maternelle à la 12e année souligne la nécessité de combler l’écart de rendement entre les élèves autochtones et non autochtones. Nous travaillerons à cet objectif en mettant en œuvre une stratégie d’inclusion autochtone en partenariat avec le Conseil consultatif de la Direction de l’inclusion autochtone. Nous lancerons également une initiative « Aînés et gardiens du savoir dans les écoles » pour soutenir l’apprentissage des élèves, mais aussi des enseignants, et promouvoir les points de vue autochtones dans les programmes d’études, en partenariat avec les enseignants, les parents et les membres des collectivités autochtones.

Les ententes existantes, y compris les obligations ou ententes conclues par les divisions scolaires, seront maintenues sous le régime de l’Autorité provinciale de l’éducation. Les régions continueront de pouvoir conclure des ententes avec les Premières Nations pour partager ou fournir des services d’éducation ou prendre des dispositions relatives à la prestation de ces services.

Afin d’appuyer les élèves et de répondre aux divers besoins à l’échelle de la province, y compris au sein des collectivités rurales, notre stratégie décrit une série de mesures qui, une fois mises en œuvre, mettront l’accent sur la réussite des élèves, une participation accrue des parents et le rendement optimal du système. Pour y parvenir, nous allons :

  • élaborer un nouveau modèle de financement provincial qui sera juste, équitable, transparent et durable;
  • entreprendre la planification des programmes d’éducation pour l’ensemble de la province afin de mettre en œuvre un système plus équitable;
  • mettre l’accent sur l’embauche et le maintien en poste de professionnels qui travaillent et vivent dans les régions rurales et nordiques, et examiner de plus amples mesures incitatives et stratégies de recrutement;
  • élargir les programmes de formation d’apprenti et d’autres programmes axés sur l’expérience de travail destinés aux étudiants des collectivités rurales et éloignées.

Oui. La COVID-19 a renforcé l’importance d’une planification adaptée aux élèves et la nécessité de s’assurer de prendre en charge les élèves ayant des besoins d’apprentissage particuliers. Pour améliorer le système, il faudra offrir des mesures de soutien personnalisées et réduire les temps d’attente pour les élèves ayant des besoins particuliers. Le budget provincial de 2021 prévoyait une hausse de 5,5 millions de dollars du financement pour répondre aux besoins particuliers.

Un nouveau Conseil consultatif sur l’éducation inclusive sera mis sur pied pour éclairer cet important travail à venir. Ce Conseil mettra l’accent sur ce qui suit : assurer un accès en temps opportun aux services d’évaluation, de soutien à l’apprentissage et aux services cliniques pour les élèves ayant des besoins particuliers; mettre en œuvre un mécanisme normalisé de production de rapports s’harmonisant avec la fiche de rendement provinciale; examiner les investissements et les besoins d’apprentissage professionnel pour améliorer les soutiens offerts en classe.

Oui. Le ministère de l’Éducation mettra en œuvre un nouveau programme d’études sur la santé mentale et les dépendances, et ce, de la maternelle à la 12e année, afin d’accroître les connaissances et la sensibilisation en matière de santé mentale des élèves et du personnel scolaire et de réduire la stigmatisation associée aux problèmes de santé mentale.

Le ministère de l’Éducation collaborera également avec des ministères partenaires, dont le ministère de la Santé mentale, du Mieux-être et du Rétablissement, afin de mettre en place un système intégré et accessible de soutien et de services en santé mentale pour les élèves. Pour obtenir une liste à jour des services de santé mentale, de mieux-être et de rétablissement, veuillez visiter le site https://www.gov.mb.ca/health/mh/index.fr.html.

Oui. Les expériences liées à la COVID-19 nous ont montré que davantage de travaux sur l’alphabétisation numérique, la connectivité et les technologies accessibles seront nécessaires pour combler le « fossé numérique ». Alors que de nombreuses écoles et divisions scolaires modernisaient et intégraient déjà la technologie de manière innovante avant la COVID-19, toutes les écoles n’étaient pas sur un pied d’égalité en la matière. Certaines ont eu des difficultés à s’adapter à l’apprentissage à distance, tant chez les étudiants que chez le personnel.

Puisque l’apprentissage à distance peut constituer un outil pour répondre aux besoins d’apprentissage individuels et améliorer l’accès aux programmes, un plus grand nombre d’élèves devront avoir accès aux plateformes provinciales en ligne d’apprentissage à distance. Le Manitoba renforcera la mise en œuvre du cadre provincial et des principes d’apprentissage à distance afin d’orienter le développement continu de l’apprentissage et de l’enseignement à distance après la pandémie, et s’assurera de l’état de préparation du système d’éducation à toute perturbation future. Le budget de 2021 a prévu un investissement de plus de 4 millions de dollars pour appuyer une stratégie provinciale d’apprentissage virtuel, y compris une école secondaire en ligne pour la 9e à la 12e année et des soutiens continus pour l’apprentissage à distance de la maternelle à la 8e année.

Programmes d’études et évaluation

Un nouveau cadre provincial de programmes d’études sera élaboré pour remplacer le cadre actuel, qui remonte à 1995. Ce cadre énoncera la vision, la philosophie sous-jacente, les compétences à acquérir (ensemble interrelié d’attitudes, d’habiletés, de connaissances et de valeurs transférables dans les différents domaines d’apprentissage et dans la vie) et les fondements de ce que les étudiants devraient apprendre dans l’ensemble des programmes d’études.

Une meilleure compréhension des liens entre les différents domaines d’apprentissage profitera aux étudiants. Ainsi, au lieu d’acquérir des connaissances et des compétences cloisonnées, les étudiants acquerront des compétences transférables pouvant être utilisées différemment dans différentes disciplines et qu’ils seront en mesure d’appliquer, avec souplesse, aux diverses situations, tant à l’école qu’à l’extérieur.

Le projet de loi 64 officialise ce qui était auparavant une politique ministérielle sur les « contenus sensibles », renforçant ce qui a déjà lieu en pratique, et appuie le choix des parents en ce qui concerne l’éducation de leur enfant. Le projet de loi exige notamment que l’Autorité provinciale de l’éducation établisse une politique selon laquelle les écoles seront tenues d’aviser les parents lorsqu’un programme d’éducation physique ou sanitaire offert traite principalement et explicitement de la sexualité humaine, de la consommation de substances et de la sécurité personnelle. Si un parent choisit d’exclure son enfant de cette partie du cours, la loi exige que l’élève reçoive néanmoins un enseignement sur ces contenus potentiellement sensibles au moyen d’un autre mode de prestation.

Pour soutenir davantage la diversité et l’inclusion, le projet de loi exige également que l’Autorité provinciale de l’éducation adopte une politique de respect de la diversité humaine qui favorisera la création groupes d’élèves, y compris une « alliance gai-hétéro » et d’autres activités faisant la promotion d’un milieu sûr et inclusif.

Le passage de ces tests de la 12e à la 10e année vise à soutenir les élèves dès le début de leur parcours au secondaire. Cela permettra aux enseignants et aux élèves d’aborder ensemble les points à améliorer dès la 10e année et tout au long de la 11e et 12e année.

Les données recueillies dans le cadre de ces évaluations et d’autres évaluations en classe peuvent servir à orienter l’affectation des ressources scolaires à l’échelle des écoles, des régions et des provinces.

Le ministère de l’Éducation du Manitoba offrira du perfectionnement professionnel pour aider les enseignants à continuer de parfaire leurs compétences pour concevoir et mettre en œuvre des évaluations appropriées de l’apprentissage des élèves, évaluer les données d’évaluation, fournir aux élèves de la rétroaction qui les aide à déterminer les prochaines étapes, et élaborer des expériences d’apprentissage qui répondent aux besoins des élèves et leur présentent de nouveaux défis.

L’adoption de nouvelles évaluations sommatives provinciales dès le primaire et les années d’études intermédiaires est l’un des éléments d’un plan d’évaluation global plus vaste. Diverses évaluations seront utilisées tout au long de l’année scolaire pour nous assurer de tenir compte des nombreuses façons dont les apprentissages sont acquis. Chaque apprenant étant unique, il est important de recueillir de l’information sur sa progression au moyen de conversations, d’observations et d’autres interactions en classe, de portfolios, de réflexions personnelles et d’autoévaluations.

Les évaluations sommatives à la fin de l’année fourniront des renseignements pertinents sur les connaissances et les compétences de chaque étudiant par rapport aux résultats d’apprentissage énoncés dans les programmes d’études provinciaux, en plus d’aider à améliorer l’apprentissage des étudiants en déterminant leurs forces et leurs besoins sur lesquels ont pourra se pencher au cours des années subséquentes.

Oui. La publication des rapports sur le rendement d’une école est importante aux fins de la planification scolaire. Les communautés scolaires locales, y compris les parents et les gardiens, méritent d’être informées du rendement de leur école en ce qui concerne l’apprentissage et les résultats des élèves. La communication de ces résultats permet aux écoles, aux régions et à la province de mettre en lumière les programmes et les pratiques qui apportent des améliorations positives et de reconnaître le bon travail des enseignants et des écoles, en plus de permettre au public de mieux comprendre l’expérience scolaire moderne.

Ces rapports scolaires, assurant une transparence accrue et facilitant les partenariats entre l’école et la collectivité, aideront les conseils scolaires communautaires, les familles et les collectivités à mieux comprendre le rendement de leur école locale.

Des précautions seront prises pour protéger les renseignements personnels, ce qui comprend la suppression de tout renseignement qui ne respecterait pas les seuils minimaux de protection de la vie privée. Des efforts seront déployés pour réduire les comparaisons entre les écoles dans la façon dont les données sont communiquées.

Mobilisation

Oui. Afin de lancer les efforts de planification vers l’établissement, d’ici septembre 2021, d’une feuille de route complète de la transformation du système, nous prenons des mesures immédiates pour :

  • consulter les parents et les conseils consultatifs existants sur le rôle que les parents peuvent et devraient jouer en général, et plus particulièrement au sein des conseils scolaires communautaires. Cette mobilisation commencera après les vacances de printemps et se poursuivra au moins jusqu’à la fin juin pour nous assurer de communiquer avec le plus de parents manitobains possible;
  • consulter la communauté scolaire et les intervenants de l’éducation sur l’élaboration d’une stratégie à long terme en ce qui concerne les normes de pratique professionnelle, les options possibles en matière d’organisme de réglementation, l’apprentissage professionnel, un nouveau cadre de leadership scolaire, une stratégie de recrutement et de maintien en poste des enseignants autochtones et francophones, ainsi que l’élargissement du nombre de cliniciens dans les collectivités rurales et nordiques;
  • commencer à travailler sur des initiatives à grande échelle, y compris un nouveau cadre d’évaluation, un examen du modèle de financement et un nouveau cadre d’élaboration des programmes d’études de la maternelle à la 12e année.

La feuille de route de la stratégie Une meilleure éducation, dès maintenant sera publiée d’ici septembre 2021. Pour éclairer l’élaboration de cette feuille de route, des consultations avec les parents, les communautés scolaires et d’autres intervenants du milieu de l’éducation auront lieu à compter d’avril. Il y aura aussi des appels de propositions pour des initiatives de plus grande envergure, dont la mise en œuvre des programmes d’études et l’élaboration d’un nouveau modèle de financement. Des renseignements à jour sur ces consultations et les autres travaux liés à la stratégie seront publiés sur le site https://bettereducationmb.ca/fr/.

La stratégie Une meilleure éducation, dès maintenant est accompagnée d’un site Web (https://bettereducationmb.ca/fr/) qui sera mis à jour régulièrement au fil des travaux et de l’élaboration de la feuille de route de la transformation.

Un tableau de bord de la transformation sera disponible pour rendre compte de la progression des changements et assurer un accès rapide à l’information au fur et à mesure que la mise en œuvre se poursuivra.

Répercussions financières

Non. Le Manitoba s’est engagé à maintenir ses investissements dans l’éducation, mais les ressources seront désormais affectées en fonction des besoins en classe – et non en fonction de la capacité à percevoir le plus d’impôt foncier possible. Nous augmenterons le financement de l’éducation de plus de 1,6 milliard de dollars au cours des quatre prochaines années, et toutes les économies découlant des changements et de l’efficacité du système seront transférées aux salles de classe – là où nous savons qu’un soutien est le plus nécessaire.

Le budget provincial de 2021 prévoyait une augmentation de 1,56 % du financement des écoles, y compris une augmentation de 5,5 millions de dollars du financement accordé aux besoins spéciaux, et un montant supplémentaire de 23 millions de dollars pour une subvention de compensation des impôts fonciers.

Pour éliminer les inégalités découlant de déséquilibres du financement, nous allons élaborer et mettre en œuvre un nouveau modèle de financement équitable, transparent et durable pour aider tous les étudiants à s’épanouir.

Non. La province est en bonne voie de réaliser sa « Garantie de 20 nouvelles écoles » : six écoles sont déjà ouvertes, deux devraient faire l’objet d’un appel d’offres pour leur construction au printemps 2021, et les travaux de conception pour quatre autres écoles commenceront en 2021-2022. Les huit écoles restantes devraient être conçues et construites avant l’échéance de l’engagement initial sur dix ans du gouvernement.

Non. On cherche à s’assurer de pouvoir diriger plus de ressources dans nos salles de classe, et à éliminer les lourdeurs d’une bureaucratie qui engendre actuellement de nombreux chevauchements à l’échelle du Manitoba. Il s’agit de remplacer ce système qui ne fonctionne pas bien pour tous les élèves.

Nous travaillerons en partenariat avec les intervenants de notre système d’éducation pour élaborer un système axé sur l’amélioration continue. Nous travaillerons avec les administrateurs scolaires pour publier des plans annuels d’amélioration des écoles axés sur le rendement et le bien-être des élèves, élaborés par le directeur d’école avec sa communauté scolaire. Nous établirons également des ententes de responsabilisation avec l’Autorité provinciale de l’éducation et la DSFM.